Beth McNeill : Fascinée par l’histoire

Dès son jeune âge, Beth McNeill s’est laissée emporter par son imagination et a été captivée par l’histoire. Ce n’est qu’à mi-chemin de ses études universitaires qu’elle a réalisé que le passé a un impact considérable sur la vie communautaire actuelle. Un été passé à travailler avec la Tantramar Heritage Trust à Sackville, au Nouveau-Brunswick, lui a permis de découvrir que sa fascination d’enfance pour les romans historiques et les musées pouvait se transformer en une carrière tangible. Bien que tous les jours ne soient pas propices à la découverte d’une ancienne fonderie de fonte ou d’un cimetière en bord de mer, ou encore à la participation à des soirées de danse carrée et à des séances de lecture de poésie comme ce fut le cas cet été-là, Beth reste émerveillée par la capacité du patrimoine à unir les gens.

« Je suis reconnaissante pour l’esprit de communauté que le patrimoine nous offre. Il nous permet de nous enraciner dans nos existences. »

Une recherche sur Internet tard dans la nuit l’a menée à l’Université Carleton pour y poursuivre une maîtrise en histoire publique. Ce programme l’a séduite par son approche de l’histoire comme un espace dynamique d’engagement social, que ce soit dans les musées, les archives, les milieux gouvernementaux ou la culture populaire. Le principal projet de recherche de cette personne concernait l’utilisation de l’humour par les guides costumés dans les musées de plein air lors de leurs interactions professionnelles avec les visiteurs. Elle s’est intéressée à comprendre comment l’humour influence leur sentiment d’authenticité culturelle et personnelle dans leur travail. Cette expérience a renforcé sa conviction que le patrimoine est une affaire communautaire, fondée sur des liens humains profonds.

Beth porte un vif intérêt à toutes les formes de création artistique. Avant de se joindre à la Fiducie nationale en septembre dernier, elle a effectué un stage à Bibliothèque et Archives Canada, au sein de la division des archives gouvernementales, où elle a aidé les archivistes à manipuler et à traiter des documents de notre institution de mémoire nationale. Pendant ses études à Carleton, elle travaillait à temps partiel dans une école de musique et salle de spectacles, où elle s’occupait de l’accueil et interagissait avec des artistes locaux et des mélomanes.

À la Fiducie nationale, Beth offre un soutien administratif à l’équipe de direction et au conseil d’administration. Son travail contribue au bon fonctionnement quotidien de l’organisation. Elle appuie également les programmes, notamment le dossier Jeunesse Canada au travail, en aidant à distribuer des fonds à des organismes patrimoniaux partout au pays afin de créer des emplois pour les étudiantes et étudiants dans le secteur. En tant que jeune professionnelle du domaine du patrimoine, elle se dit reconnaissante de pouvoir commencer sa carrière dans une organisation qui met de l’avant l’importance des ressources culturelles pour renforcer les communautés.

« Ce que je préfère dans mon travail à la Fiducie, c’est que c’est une petite organisation, souligne Beth. On a l’occasion de toucher à plusieurs aspects du travail. »

En dehors de la Fiducie, Beth aime bien se rendre à la bibliothèque pour emprunter des livres, faire du vélo ou courir le long du canal Rideau, ou encore aller voir un film dans l’une des salles de cinéma indépendantes d’Ottawa. Elle est emballée à l’idée de continuer à tisser des liens avec des personnes qui partagent sa passion pour le patrimoine, que ce soit à Ottawa ou ailleurs.