Anciens lauréats du Prix du prince de Galles

 

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2017

Ville de Thorold (Ontario)

 
La Ville de Thorold – 19 000 habitants – a vécu une magnifique histoire de régénération inspirée par le patrimoine. Dans son centre-ville, la transformation est remarquable. La ville s’est découvert un nouveau créneau porteur sur le marché du tourisme. Les commerces sont florissants, arborant de nouvelles façades reflétant fidèlement la splendeur des années 1800. La dimension humaine et la continuité culturelle donnent vie à toute la richesse du patrimoine et de l’histoire de Thorold.

La ville s’est développée à partir d’une base industrielle. Le nombre de magasins au centre-ville a fortement baissé à la fin des années 1980 et au début des années 1990, mais l’ère postindustrielle a fait naître un mouvement en faveur du patrimoine de Thorold. Prenant en compte le caractère unique de son centre-ville, son atmosphère de petite ville et son riche patrimoine dans ses efforts futurs de planification et d’aménagement du paysage urbain, l’investissement de la Ville de Thorold dans l’infrastructure patrimoniale a dynamisé son économie. De nouveaux commerces se sont installés dans le centre-ville, et les résidents ont profité de retombées positives sur les plans culturel et social.

Le comité du patrimoine de la Ville est très actif dans la communauté. Il travaille actuellement à une désignation de paysage du patrimoine culturel prévoyant un agrandissement de la ceinture de verdure. Le comité a aussi lancé un programme visant à mieux mettre en valeur les immeubles du patrimoine déjà désignés, en posant des plaques commémoratives qui renseigneront les résidents, les visiteurs et les touristes sur la riche histoire de Thorold.

La Ville de Thorold possède et entretient divers immeubles ayant une valeur culturelle, dont bon nombre ont bénéficié de projets de réutilisation adaptée. C’est le cas par exemple du manoir Keefer, de l’ancien hôtel de ville, de la salle Chestnut et du centre communautaire Darlene Ryan. La Ville a aussi mis au point un plan d’améliorations communautaires et mis en œuvre un programme d’aménagement des façades du centre-ville misant sur la restauration et la préservation du patrimoine.

La Ville de Thorold présente un éminent exemple de centre-ville historique vivant une renaissance. Elle a fait preuve d’un engagement en faveur du patrimoine et de la conservation de son environnement bâti historique, par le biais de ses règlements, de ses politiques, de ses décisions de financement et de son comité du patrimoine. La revitalisation et le renouveau du centre-ville de Thorold est véritablement une réussite exemplaire.

La Ville de Richmond a été mise en candidature par Mme Pamela Minns, secrétaire trésorière, Heritage Thorold LACAC Committee

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2016

Ville de Richmond (Colombie-Britannique)

 
À Richmond, la richesse du lieu et la longue tradition de mise en valeur et de protection des atouts du patrimoine témoignent de l’engagement soutenu de la municipalité en faveur de la conservation du patrimoine. Selon le jury du Prix du prince de Galles, la façon dont la Ville de Richmond aborde la conservation est « holistique » et « prévoyante » dans ses principes, ses politiques et ses pratiques.

La ville de Richmond, une île à l’embouchure du fleuve Fraser, est un endroit à la riche diversité culturelle. Dans ses limites se trouvent l’aéroport international de Vancouver, le temple bouddhiste international et, dans le village de Steveston, l’historique conserverie Gulf of Georgia.

Steveston, constitué en village en 1889, a connu son apogée comme centre de mise en conserve du saumon avant la Première Guerre mondiale et a tenu pendant des années une place centrale dans l’économie. La conserverie Gulf of Georgia a été construite en 1894. Elle était la plus grande conserverie de saumon en Colombie-Britannique, et elle est aujourd’hui un lieu historique national où les visiteurs peuvent découvrir ce qu’était son industrie et quelles étaient ses retombées économiques et ses retombées immatérielles. Non loin, il y a le chantier naval Britannia, avec ses maisons, ses dortoirs et ses ateliers du 19e siècle restaurés. On y voit d’anciens bateaux de pêche et on peut y constater comment vivaient les immigrants japonais, chinois et européens coexistant sur ces rivages panoramiques.

Depuis les années 1980, la Ville a entrepris de documenter et conserver les paysages culturels, les sites archéologiques, la végétation et les secteurs du patrimoine, et à en tenir compte dans le développement ainsi que dans les projets de parcs et d’espaces verts. Les valeurs de l’histoire naturelle sont protégées dans des sites comme le banc Sturgeon (important habitat de sauvagine – aussi bien d’espèces résidentes, migratrices ou hivernantes – et de poisson).

À partir des années 1980, la Ville de Richmond a consacré de grands efforts à la conservation et à l’interprétation de sa riche histoire maritime et agricole. En 1981, une étude sur les ressources patrimoniales de Richmond a confirmé l’importance du patrimoine pour la ville et la nécessité d’en tenir compte dans la planification et les politiques municipales. Le rapport a été un catalyseur pour les politiques et programmes ultérieurs de la Ville. En 1986, Richmond a intégré la conservation dans son premier plan communautaire officiel, attestant un engagement en faveur de la conservation des paysages culturels, des sites archéologiques, de la végétation et des secteurs du patrimoine.

Richmond a connu beaucoup de succès en intégrant ainsi la conservation et l’interprétation du patrimoine à ses projets de planification et de conception de parcs. En font partie le parc rural Terra Nova, le corridor de l’avenue Railway le long du parcours de l’historique BC Electric Railway et les Garden City Lands, un espace vert ayant un histoire unique et une grande valeur écologique. Des traces du passé reprennent vie grâce à l’aménagement paysager d’endroits comme le parc Minoru, Terra Nova et le River Green Village. La Ville fait la promotion de solutions de financement, de partenariats innovateurs, d’une interprétation créative des politiques assortie de négociations avisées et d’une volonté commune, parmi tous les partenaires et intervenants, de trouver le consensus et de collaborer.

La Ville de Richmond a été mise en candidature par Jane Fernyhough, directrice des Services des arts, de la culture et du patrimoine.

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2015

Ville de Grimsby (Ontario)

 
Située au pied de l’escarpement du Niagara sur les rives du lac Ontario, la petite ville de Grimsby (26 325 habitants), en Ontario, s’enorgueillit de son patrimoine. En témoignent son centre-ville bien préservé, ses plages historiques et l’enthousiasme manifeste de ses citoyens passionnés d’histoire

Grimsby a été fondée en 1790 par un groupe de familles loyalistes qui, après la Révolution américaine, se sont établies au bord du ruisseau Forty Mile et l’ont nommée « The Forty ». Elles y ont trouvé des terres fertiles et des chutes pour alimenter des moulins d’eau, et leur collectivité a prospéré.

En 1859, un camping méthodiste surnommé « le Chautauqua du Canada » a été établi dans le parc de Grimsby. À son apogée, il attirera jusqu’à 50 000 estivants de toute la région du Golden Horseshoe; ils campaient dans le parc ou logeaient dans des chalets fantaisistes en forme de maisons de pain d’épice. Grimsby est restée une destination de vacances recherchée jusque dans les années 1960, quand sa population permanente a fortement augmenté à la faveur de l’essor de l’industrie fruiticole.

Bien que confrontée aux pressions dues au développement, Grimsby a reconnu l’importance de la conservation du patrimoine pour améliorer la qualité de vie et favoriser le sentiment d’appartenance et l’esprit communautaire. Grâce à son engagement de longue date en ce sens, plus de 95 % des immeubles de la ville datant d’avant 1939 sont encore en place.

Depuis 1963, quand elle a transformé un ancien atelier de forgeron (v. 1800) en premier musée de Grimsby, la ville a démontré une ferme volonté d’investir dans ses atouts du patrimoine. En 1986, elle a créé un répertoire du patrimoine où figurent aujourd’hui 142 propriétés. Elle a aussi créé cette année un répertoire des paysages appartenant au patrimoine culturel, qui compte déjà 26 sites.

À Grimsby, la planification du patrimoine est intégrée au plan directeur. Selon sa vision, « l’avenir de Grimsby misera sur son caractère de petite ville pittoresque », et « le patrimoine naturel de Grimsby, le patrimoine culturel et les arts seront mis en valeur et protégés ».

Joignant le geste à la parole, Grimsby a élaboré un solide ensemble de politiques et de programmes visant à promouvoir la conservation du patrimoine. Les mesures financières suivantes en font partie :

  • le Programme de subventions pour les propriétés patrimoniales désignées, qui subventionne des projets d’amélioration de la façade en versant jusqu’à 30 000 $ pour des immeubles commerciaux désignés et jusqu’à 10 000 pour des immeubles résidentiels désignés;
  • l’abattement des augmentations de taxes pour la réhabilitation et le réaménagement de propriétés au centre-ville de Grimsby, qui rembourse jusqu’à concurrence de 70 % pendant dix ans l’augmentation des taxes municipales découlant de la réhabilitation d’un immeuble;
  • la subvention pour intensification / transformation de biens résidentiels, qui subventionne la réhabilitation de logements existants, jusqu’à concurrence de 50 % et de 75 000 $.
    En outre, divers règlements de zonage protègent le caractère historique de la ville et garantissent l’intégration respectueuse de nouveaux projets au contexte historique.

Les résidents de Grimsby sont fiers du patrimoine de leur collectivité et participent avec enthousiasme au festival annuel Portes ouvertes Grimsby, à des visites à pied historiques et au concours des arts du patrimoine de Grimsby. Cet enthousiasme démontre à quel point le patrimoine crée un attachement des citoyens à leur localité.

Le jury s’est prononcé à l’unanimité en faveur de cette impressionnante candidature. Il a qualifié de « proactive » et « raffinée » la démarche de Grimsby en matière de conservation du patrimoine.

« Grimsby s’est dotée de nombreux programmes spécialisés, pour une petite municipalité, comme des subventions pour les propriétés désignées, des abattements des augmentations de taxes et des subventions pour l’amélioration des façades sur la rue principale. Elle a tout prévu. »

La ville de Grimsby a été mise en candidature par la présidente du Comité consultatif sur le patrimoine de Grimsby.

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2014

Ville de Bonavista (Terre-Neuve-et-Labrador)

 
« O Buon Vista! » (Quel beau panorama!)

Située près du cap Bonavista à l’extrémité d’une longue péninsule sur la côte nord-est de Terre-Neuve, la ville de Bonavista (3589 habitants) est une des plus anciennes localités d’Amérique du Nord. On dit qu’elle a été nommée d’après les premiers mots prononcés par l’explorateur vénitien John Cabot quand il a contourné le cap en 1497 : « O Buon Vista! »

Habitée depuis le milieu du 17e siècle, Bonavista est rapidement devenue le plus important centre régional de la pêche dans la province. Des entreprises locales s’affairaient dans son centre-ville commercial. Après le moratoire sur la morue du Nord décrété en 1992, la population a baissé de 20 % et l’avenir de Bonavista, comme celui de tous les ports isolés, paraissait incertain.

Possédant la plus vaste collection d’immeubles du 19e siècle et du début du 20e dans la province en dehors de St. John’s, Bonavista a misé sur ses atouts du patrimoine pour assurer son avenir. En partenariat avec la Bonavista Historic Townscape Foundation (BHTF), la Ville de Bonavista a élaboré un ambitieux plan de préservation du patrimoine et de revitalisation de la localité pour créer de nouveaux débouchés économiques et améliorer la qualité de vie des résidents.

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2013

Ville d’Owen Sound (Ontario)

 
La ville d’Owen Sound (22 000 habitants), dans le Sud-Ouest de l’Ontario, est le plus grand centre urbain des comtés de Grey et de Bruce. Située dans une vallée de pierre calcaire de l’escarpement du Niagara au confluent des rivières Pottawatomi et Sydenham, elle possède un vaste port sur un bras de la baie Georgienne. La région – initialement habitée par les Ojibways – a été arpentée en 1815, et la future Owen Sound y a été fondée en 1841. La localité est depuis longtemps un port majeur offrant l’accès à la fois aux Grands Lacs d’amont et à de grandes lignes ferroviaires. L’agriculture et le tourisme font partie intégrante de l’économie locale.

Pour une petite ville, Owen Sound a consacré un effort remarquable à la conservation et à la promotion de son patrimoine – non seulement pour honorer son passé, mais pour rehausser la qualité de vie et le sentiment d’appartenance de ses résidents. On y trouve quatre aires de conservation, une plage municipale, un réseau de sentiers au bord de l’eau, l’historique parc Harrison, un marché d’agriculteurs ainsi que des musées et archives.

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2012

Ville de Saguenay (secteur d’Arvida) (Québec)

 
Arvida a été fondée comme ville mono-industrielle par le millionnaire américain Arthur Vining Davis, président de l’Aluminum Company of America (aujourd’hui Rio Tinto Alcan), en 1925 – en même temps qu’a été érigée son aluminerie. Située à 240 km au nord de Québec et au sud du fleuve Saguenay entre Chicoutimi et Jonquière, Arvida est une ville modèle planifiée dont le quartier le plus ancien, Sainte-Thérèse, a été construit en à peine 135 jours.

À son apogée, Arvida était le plus grand centre de production d’aluminium de l’Occident. Des travailleurs du monde entier y ont été amenés; ils étaient logés près de l’aluminerie et participaient à la production du « métal magique du 20e siècle ». L’envergure et le caractère du plan urbain d’origine restent évidents aujourd’hui dans la disposition des rues et l’aménagement des paysages bâtis et naturels. Le plan, unique et créatif, comprenait 140 modèles différents de maisons unifamiliales sur des terrains spacieux le long de rues sinueuses bordées d’arbres et agrémentées de parcs, d’écoles et de lieux de culte qui jadis accueillaient l’éventail des employés d’Alcan – depuis les gestionnaires et les professionnels jusqu’aux ouvriers. Les plans de maison innovateurs tiraient bien parti des styles traditionnels du Québec, et les matériaux de construction à base de bois changent agréablement de l’uniformité monotone de la plupart des villes industrielles. Les toits en cloche et à mansardes ainsi que d’autres aspects architecturaux familiers dans la région ont été intégrés à des composantes préfabriquées qui pouvaient être montées rapidement sur les terrains individuels.

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2011

Ville de Peterborough (Ontario)

 
Fondée il y a 150 ans sur les rives de la rivière Otonabee dans la région des Kawarthas du Sud de l’Ontario, la ville de Peterborough est devenue un chef de file national de la conservation du patrimoine.

Peterborough est un cas particulier en ce sens où elle reste un centre urbain indépendant, et elle a été relativement épargnée par les pressions dues au développement qu’ont subies d’autres villes canadiennes, grandes ou petites, dans la dernière décennie. Son indépendance a permis à la ville de protéger son patrimoine et son histoire et de lancer de nombreuses initiatives majeures de conservation du patrimoine.

C’est la perte de bâtiments historiques dans la décennie du « progrès » après la Deuxième Guerre mondiale qui a galvanisé le mouvement de protection du patrimoine à Peterborough. La ville a ainsi pris place à l’avant-plan des municipalités qui valorisent et protègent leur patrimoine. Pendant plus de 40 ans, elle a fait preuve d’un profond engagement politique en faveur de ses ressources du patrimoine, adoptant chaque fois que c’était possible des règlements municipaux et autres mesures impératives pour créer des outils de préservation.

En 1975, Peterborough a été la deuxième ville de la province à se prévaloir du pouvoir prévu en vertu de la nouvelle Loi sur le patrimoine de l’Ontario de constituer un Comité consultatif local pour la conservation de l’architecture (CCLCA), prolongement naturel du comité des bâtiments anciens de la Société historique de Peterborough. Trente-six ans plus tard, la ville peut s’enorgueillir de ses 109 biens du patrimoine désignés, depuis le couvent des Sœurs de Saint-Joseph jusqu’à de modestes demeures d’ouvriers. Il y a actuellement une liste d’attente de propriétaires voulant faire désigner leurs bâtiments.

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Mention d’honneur : 2011 – Ville de Nanaimo (Colombie-Britannique)
 
Depuis 30 ans, cette petite ville d’à peine 80 000 habitants s’efforce de créer un solide programme de conservation du patrimoine. Nanaimo est un des plus anciens lieux d’établissement en Colombie-Britannique. Elle a une riche histoire dans l’exploitation minière du charbon et l’industrie des ressources.

Des initiatives communautaires de conservation du patrimoine ont été lancées dès le début des années 1900 quand le fameux Bastion de Nanaimo (une fortification octogonale en rondins que la Compagnie de la Baie d’Hudson a construite entre 1853 et 1855 pour défendre ses mines de charbon) a été préservée par le groupe Native Sons of Nanaimo. Cependant, c’est seulement dans les années 1970 que des groupes comme la Société d’histoire de Nanaimo et le Comité consultatif du patrimoine de Nanaimo ont été créés et ont conféré un caractère officiel aux efforts de conservation dans la ville. Ces efforts se sont accélérés dans les années 1980 avec l’appui financier de deux initiatives du gouvernement provincial de la Colombie-Britannique : Heritage Area Revitalization et Project Pride.

Les bases du travail de conservation ont été jetées pendant cette période, et les efforts ont été formalisés en 1994. C’est alors que la ville a complété sa stratégie en matière de patrimoine, précisant les difficultés à surmonter et les possibilités à saisir, les buts, objectifs et priorités, et les mesures recommandées dans le cadre du nouveau Programme de conservation du patrimoine de la ville. Nanaimo a pris une importante mesure supplémentaire en 1998 en intégrant la planification du patrimoine au cadre général de planification municipale. La même année, le plan d’action pour le patrimoine a été complété; il allait faciliter la revitalisation et la réhabilitation des ressources historiques de la ville grâce à une gestion appropriée et à des mesures incitatives.

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2010

Ville d’Oakville (Ontario)

 
La prévoyance et la grande importance de la conservation du patrimoine à la municipalité d’Oakville remontent au début des années 50. En acquérant et en préservant le premier bureau de poste d’Oakville, en incluant des politiques sur le patrimoine dans son plan officiel en 1962 et en mettant en place les nouveaux outils prévus par la Loi sur le patrimoine de l’Ontario (désignation, districts patrimoniaux, registre du patrimoine), Oakville s’est donnée la réputation d’une communauté grandement teintée d’histoire et de caractère. Elle fut l’une des premières municipalités en Ontario à attribuer plus de 100 désignations, et aujourd’hui, plus de 500 propriétés y ont reçu une désignation en vertu de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario. Oakville a été la première municipalité en Ontario à délimiter un district de conservation du patrimoine dans un contexte urbain (Old Oakville – désigné en 1983) et à coordonner l’ajout de deux districts, en en envisageant également deux autres en vue des deux prochaines années. Grâce à son travail, à son dévouement et à l’aide de la communauté, la municipalité d’Oakville démontre depuis une soixantaine d’années ce qu’une municipalité peut faire pour réussir à préserver son patrimoine en dépit de la pression de plus en plus forte exercée par les projets de développement. La ville d’Oakville a été honoré St. John’s en Octobre 2010.

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Mention d’honneur : 2010 – Ville de Calgary (Alberta)
 
Depuis le milieu des années 60, la ville de Calgary ne cesse de travailler à l’amélioration de la préservation de ses importantes ressources historiques. Calgary sert de modèle en élaborant et en mettant en place une vaste gamme de politiques, programmes et règlements et offre de l’aide financière pour soutenir la conservation des ressources. Conformément aux plans établis par la ville, Calgary a investi 9,3 millions de dollars au début des années 90 dans la restauration de l’hôtel de ville historique. Au cours des 20 ans qui ont suivi, Calgary a investi plus de 50 millions de dollars dans ses ressources historiques, des sommes qui se sont traduites par la restauration complète du Reader Rock Garden, du Simmons Factory Warehouse, du Bridgeland Community Garden et du Central Memorial Park, la remise en état de l’École Holy Angels et de l’édifice public, la stabilisation de l’Hôtel King Edward, du Hillier Block et de l’Hôtel St. Louis, et d’autres importants projets de rénovation et d’entretien. Le nombre et le type de ressources historiques protégées par la loi augmentent continuellement. La ville élargit de façon continue et énergique ses mesures de protection du patrimoine et se veut un chef de file en matière d’intendance des ressources historiques. Le patrimoine bâti de Calgary fait désormais partie de la conscience publique et repose sur l’histoire de la ville; l’aide à la préservation du patrimoine se poursuivra parallèlement à l’expansion de la ville. La ville de Calgary a été honoré St. John’s en Octobre 2010.

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2009

Ville d’Edmonton (Alberta)

 
Bien qu’elle soit une ville jeune même selon les normes du Canada, Edmonton a témoigné d’une grande volonté de préserver et mettre en valeur son patrimoine bâti, et de faire mieux connaître l’historique de la ville. (Edmonton a initialement été constituée comme municipalité en 1892, et comme ville en 1904.)

Balfour ManorLa ville d’Edmonton innove depuis des années en matière de conservation du patrimoine. Elle est propriétaire de musées et d’archives historiques, elle possède un vaste parc d’immeubles patrimoniaux, elle a créé la Commission historique d’Edmonton en 1970 pour conseiller le conseil municipal au sujet des questions de patrimoine, et elle a mis sur pied divers programmes d’aide à la préservation des propriétés patrimoniales.

En 1980, son service de l’urbanisme et du développement a été chargé de créer un des premiers programmes municipaux du patrimoine au Canada, à commencer par un registre des ressources historiques. L’Inventory of Historic Resources of Edmonton contient maintenant plus de 800 inscriptions.

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2008

Ville d’Aurora (Ontario)

 
Dans la région du Grand Toronto, en Ontario, la municipalité d’Aurora est de plus en plus reconnue comme un chef de file, parmi les localités en plein essor, pour ses initiatives en conservation. Elle a réussi de façon exceptionnelle à préserver ses liens à son histoire, son caractère et son esprit communautaire. En y consacrant beaucoup de travail et en bénéficiant de nombreux appuis, la ville a démontré ce que peut accomplir une petite municipalité connaissant une forte croissance pour préserver efficacement son patrimoine.

Malgré une croissance inédite depuis quelques décennies, Aurora a lancé à partir des années 1970 de vastes initiatives visant à protéger ses bâtiments patrimoniaux :

  • adoption, dans le cadre du plan officiel, de politiques efficaces à l’appui de la conservation;
  • acquisition et désignation de monuments patrimoniaux;
  • mise en place précoce d’un comité municipal du patrimoine;
  • adoption d’un inventaire des biens patrimoniaux répertoriant toutes les ressources patrimoniales connues qui est devenu un registre;
  • lancement d’une étude sur la revitalisation du centre-ville axée sur le patrimoine, qui a été largement mise en œuvre;
  • coordination d’un fonds pour les arts et la culture en partenariat privé-public (de 1973 à aujourd’hui);
  • appui financier à long terme au musée d’Aurora.

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2007

Ville de St. John’s (Terre-Neuve-et-Labrador)

 
Étant la plus ancienne collectivité à Terre-Neuve et un des premiers établissements européens en Amérique du Nord, la ville de St. John’s a élaboré et mis en pratique un impressionnant arsenal de règlements municipaux, mesures incitatives et programmes afin de protéger et mettre en valeur son tissu patrimonial. La ville compte 126 bâtiments désignés au palier municipal et plus de 6 000 propriétés dans son quartier patrimonial désigné; elle a reconnu que les structures patrimoniales et les quartiers historiques sont d’importants atouts culturels et économiques.

En 1977, le conseil municipal a adopté le règlement municipal sur le patrimoine de St. John’s. Entre autres, il créait un des premiers et un des grands quartiers patrimoniaux au Canada – un quartier qui continue de s’agrandir aujourd’hui. Un comité consultatif municipal sur le patrimoine a été établi, des mesures de contrôle sur la conception des bâtiments ont été instaurées et des incitatifs financiers ont été prévus.

Dans les années 1980, l’engagement de St. John’s en faveur de la préservation a encore été rehaussé par sa participation au programme Rues principales de la fondation Héritage Canada. Il a ainsi été possible d’améliorer le centre-ville et notamment les rues George et Water. Un nouvel élan a été donné à la conservation du patrimoine en 2001 lorsque le conseil a adopté une stratégie sur le centre-ville qui a mené à la création d’incitatifs visant les impôts fonciers des immeubles patrimoniaux de nature commercial ou institutionnelle. En outre, la ville a parrainé le Sommet du centre-ville avec la Chambre de commerce de St. John’s et l’administration portuaire de St. John’s. En même temps, un programme de plaques pour les bâtiments patrimoniaux désignés a été lancé. La ville a aussi commandé une étude qui a proposé des méthodes novatrices de respecter les exigences des codes du bâtiment tout en préservant le caractère patrimonial intérieur des structures historiques.

Aujourd’hui, la ville s’emploie à agrandir son quartier patrimonial de façon à englober le quartier Battery / Signal Hill et le village Quidi Vidi. Elle veut aussi réviser son processus de désignation patrimoniale en vue d’inclure les paysages culturels et l’architecture patrimoniale moderne.

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2006

Ville d’Annapolis Royal (Nouvelle-Écosse)

 
Ville constituée parmi les plus petites en Amérique du Nord, Annapolis Royal s’engage de concert avec les particuliers et organismes à promouvoir la plus forte concentration de biens du patrimoine en Nouvelle-Écosse et à en expliquer la signification. Dotée de plus de 135 biens désignés – y compris le fort Anne, premier lieu historique national du Canada – la ville a admis que la conservation du patrimoine constitue son atout le plus important de même qu’une composante essentielle de l’économie à l’échelle locale. De fait, la ville attire chaque année plus de 100 000 visiteurs. Chef de file parmi les collectivités de la Nouvelle-Écosse, Annapolis Royal a mis en œuvre une panoplie de règlements, d’incitatifs et de programmes afin de protéger et de rehausser sa structure patrimoniale.

Parmi les initiatives réussies de la ville en matière de conservation, il y a la tenue et la promotion d’un quartier historique national désigné, de même que la gestion d’un programme de distinction des bâtiments du patrimoine – visant à favoriser et à souligner l’harmonisation des constructions contemporaines avec la composition historique de la collectivité – et d’un programme incitatif favorisant le recours aux matériaux convenables sur le plan historique dans la restauration des biens du patrimoine enregistrés. En outre, la ville a établi récemment un partenariat avec la Annapolis Heritage Society pour créer une série de 11 panneaux routiers servant à expliquer la signification de l’important patrimoine du rivage de la ville.

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2005

Ville de Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)

 
Pour une sixième année consécutive, la fondation Héritage Canada a décerné le Prix du prince de Galles à une municipalité qui a fait preuve d’une volonté exemplaire de préserver son patrimoine bâti. Le jury indépendant composé d’experts du patrimoine a choisi la ville de Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard), dont le gouvernement local a élaboré des politiques et des programmes qui mettent en valeur l’architecture et les environs historiques de la ville. Parmi ces initiatives figurent un règlement municipal efficace sur le patrimoine ainsi qu’un programme de préservation du patrimoine offrant aux propriétaires des incitatifs financiers à la restauration. La ville a également réalisé de grands progrès au plan de l’éducation et de la sensibilisation du public, faisant valoir le bien-fondé et l’intérêt de la conservation du patrimoine.

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2004

Ville de Perth (Ontario)

 
Pour une cinquième année consécutive, la fondation Héritage Canada a décerné le Prix du prince de Galles à une municipalité qui a manifesté une volonté exemplaire de préserver son patrimoine bâti. Le jury indépendant composé d’experts du patrimoine a choisi comme récipiendaire pour 2004 la ville de Perth (Ontario), dont l’administration a œuvré avec diligence pour rehausser son architecture historique privilégiant la pierre ainsi que son cadre naturel. Des moulins et usines du 19e siècle le long de la rivière Tay, des magasins de l’ère victorienne et de majestueuses demeures témoignent de la riche histoire de la ville ainsi que de l’héritage des maçons écossais qui les ont construits. Établie au début du 19e siècle, Perth était la première
collectivité planifiée dans ce qui deviendrait l’Ontario. Aujourd’hui, la préservation de son aménagement ainsi que de ses bâtiments rehausse son charme exceptionnel.

Perth a aussi été la première collectivité à participer au programme Rues principales de la fondation Héritage Canada. En outre, il s’y trouve l’Institut du patrimoine du Collège Algonquin, unique établissement en son genre au Canada. Lancés il y a 15 ans, les programmes de maçonnerie et de charpenterie traditionnelles du collège ont renforcé la position de la ville comme centre permanent de démonstration du savoir-faire en matière de conservation.

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2003

Ville de Québec (Québec)

 
Pour la quatrième année consécutive, la fondation Héritage Canada a décerné le Prix du prince de Galles à une administration municipale ayant fait preuve d’un engagement exemplaire envers la conservation de son patrimoine bâti. Citant les « qualités incommensurables et complètes de la candidature », le jury indépendant d’experts du patrimoine a élu, à l’unanimité,la Ville de Québec comme lauréate de cette année. La ville de Québec a élaboré et exploité un ensemble impressionnant d’outils efficaces et de mesures incitatives pour embellir et protéger son tissu patrimonial. Parmi les mesures de conservation appliquées avec succès par la municipalité figurent la gestion et la promotion de quatre arrondissements historiques, ainsi que l’exécution d’un plan de forestrie urbaine qui rehausse le patrimoine naturel et bâti.

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2002

Ville de Saint John (Nouveau-Brunswick)

 
La ville de Saint John était récipiendaire du prestigieux Prix du prince de Galles. La plus ancienne ville constitué au Canada (1785), Saint John dispose aussi de la collection la mieux conservée au pays d’architecture comerciale du XIXe siècle. Elle s’est toujours dotée de politiques et de programmes patrimoniaux efficaces appuyant la restauration et le maintien soigneux de son fonds historique. La Commission de conservation de la ville a été créé en 1978 pour mettre en place un programme de conservation et de restauration des biens patrimoniaux résultant dans la création du premier paysage urbain au Canada déclaré lieu histroique national, la rue Prince William. En 1981, le conseil communal a délimité un quartier de 21 pâtés de maisons pour en faire l’Aire de conservation des biens de Trinity Royal. Le mouvement n’a cessé de s’amplifier. De nouveaux partenariats ont été formés résultant dans la réhabilitation de plusieurs édifices importants dans le centre-ville comme l’Hôtel Admiral Beatty, la bibliothèque Carnegie, le théatre Impérial et le complexe Market Square. En 1987, la ville a créé son programme de conservation des édifices historiques qui a suscité plus de 30 millions de dollars en travaux respectueux du patirmoine résultant dans la désignation de la rue Orange et Douglas comme aires de conservation.

Saint John supporte aussi les propriétaires d’immeubles patrimoniaux avec des ateliers, des séances d’information individuelles et au guide pratique de la conservation publié par la ville qui encourage les améliorations plutôt que de remplacements. Les propriétaires ont ainsi réalisé des économies tout en respectant les buts respectueuse du patrimoine. Depuis 12 ans, plus de 1 500 projets de restauration respectueuse du patrimoine ont été entrepris.

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2001

Ville de Victoria (Colombie-Britannique)

 
Depuis plus de 30 ans, la Ville de Victoria, en Colombie-Britanniqe, a mis en oeuvre plusieurs politiques et a développé de façon constante et continue ses programmes de conservation du patrimoine, ce qui lui a permis de conserver un grand nombre d’édifices à valeur patrimoniale. La ville s’efforce également d’intégrer cette vision de conservation à sa stratégie globale de planification.

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2000

Ville de Markham (Ontario)

 
La Ville de Markham, dont la candidature a été présentée par la Ward 1 (South) Thornhill Residents Association, a été citée en exemple pour les politiques, les règlements et les programmes patrimoniaux qu’elle a conçus sur une période de plus de vingt-cinq ans. Tirant profit de la force des bénévoles et d’une unité de la planification patrimoniale professionnelle et dévouée, Markham a obtenu des résultats remarquables dans un climat où les pressions des promoteurs et des constructeurs étaient énormes. Le comité de sélection d’Héritage Canada a félicité Markham de la vigueur de son programme de désignation patrimoniale, qui inclut non seulement un grand nombre de propriétés individuelles, mais également trois districts patrimoniaux importants.

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