Un nouveau rapport trace la voie pour le Répertoire canadien des lieux historiques
Le rapport intitulé « Une voie à suivre pour le Répertoire canadien des lieux patrimoniaux » conclut que ce répertoire reste une ressource publique nationale très prisée, sur laquelle s’appuie un large éventail d’utilisateurs pour leurs travaux de recherche, leurs activités de planification, leurs initiatives éducatives, leurs projets touristiques et leurs décisions en matière de développement.

Photo : Capture d’écran tirée du site lieuxpatrimoniaux.ca
Une vaste consultation — comprenant plus de 900 réponses à un questionnaire et des échanges avec les pouvoirs publics, les professionnels et les communautés — confirme que les principaux atouts du registre résident dans sa portée nationale, son caractère officiel et sa fonctionnalité de recherche géolocalisée. Parallèlement, l’étude met en évidence des risques critiques et immédiats : la plateforme sous-jacente est obsolète et n’est plus prise en charge, l’accès public est menacé, et l’absence d’un registre officiel conduit déjà à la création de répliques non officielles et inexactes des données.
Le Répertoire actuel ne répond plus aux attentes des utilisateurs ni aux normes actuelles. Les utilisateurs souhaitent massivement disposer d’informations à jour et faisant autorité, d’un accès public ouvert, d’une navigation cartographique, d’une conception bilingue et accessible, ainsi que d’une interface utilisateur moderne. La recherche met également en évidence de graves lacunes en matière de représentation : le patrimoine autochtone, l’histoire des Canadiens noirs et asiatiques, l’histoire des femmes, les lieux ruraux et quotidiens, ainsi que d’autres communautés sous-représentées ne sont pas suffisamment pris en compte dans le Répertoire. Les points de vue autochtones ont souligné que la refonte doit respecter la souveraineté des peuples autochtones en matière de données, y compris le contrôle par les communautés sur les informations partagées et la manière dont elles le sont.
Le rapport conclut que la viabilité à long terme du Répertoire dépend autant de la gouvernance et du financement que de la technologie. L’annonce de la fin du mandat de l’actuelle direction du Répertoire a créé un vide de gouvernance. Il existe un large consensus sur le fait qu’il devrait fonctionner sans lien de dépendance vis-à-vis du gouvernement, avec une représentation claire des différentes juridictions et des communautés, une responsabilité renforcée et des garanties explicites en matière de souveraineté des données.
L’étude conclut que l’échec du Répertoire initial est principalement dû à l’expiration de son financement. Tout modèle futur devra être financièrement viable sur plusieurs décennies. L’étude examine diverses options, notamment le financement public, le soutien philanthropique et des mécanismes limités de recouvrement des coûts.
Le Répertoire peut-il être sauvé ? La réponse est un « oui » retentissant ! L’étude démontre qu’il existe des solutions techniques et de gouvernance viables pour assurer la pérennité de cet outil essentiel.
Le Répertoire sera-t-il sauvé ? Pour sauver le Répertoire, il faudra un effort concerté de la part des pouvoirs publics, des organisations concernées et des particuliers. La Fiducie nationale s’emploie à mettre en place la coalition nécessaire pour aller de l’avant. Nous aurons besoin de votre aide pour convaincre les pouvoirs publics d’investir dans ce nouveau modèle!
Le Canada dispose d’une marge de manœuvre très réduite pour stabiliser et rénover le Répertoire. Grâce à un leadership coordonné, à des technologies modernes, à une gouvernance inclusive et à un financement durable, le Répertoire peut être transformé en une infrastructure patrimoniale nationale résiliente.