Lauréats 2018

 

  • Prix du prince de Galles
  • Prix Assurances Ecclésiastiques
  • Prix des gouverneurs

  • Prix du prince de Galles

     

    La Ville de Westmount (Québec)

     

    Le Prix du prince de Galles de 2018 rend hommage à la Ville de Westmount (Québec) pour son engagement soutenu en faveur de la conservation du patrimoine au fil du temps. Pittoresque enclave historique jouxtant le centre-ville de Montréal, Westmount doit sa beauté et sa cohérence remarquables à une longue tradition de leadership municipal et une solide adhésion citoyenne.
     
    La ville est reconnue pour ses rues au caractère distinctif, ses magnifiques parcs publics, ses jardins privés et son architecture. On y trouve du reste des œuvres de nombreux éminents architectes, dont les frères Maxwell, Percy Nobbs, Hutchison et Wood, J.O. Marchand et Mies van der Rohe.

    Avenue Greene (gauche) and Victoria Hall (droite)


    Au fil des générations, Westmount a abordé de façon soigneuse et méthodique la protection et la mise en valeur de ses qualités patrimoniales. Des règlements municipaux sur la conservation ont été mis de l’avant et appliqués par les leaders municipaux, intégrés aux lignes directrices municipales sur la construction et soutenus sans réserve par le comité d’examen de l’architecture de la ville. Ce comité a célébré ses 100 ans d’activité continue en 2016. Depuis 1995, la ville a désigné 39 secteurs locaux de caractère distinct, et plus de 4000 propriétés d’importance patrimoniale ont été répertoriées. Le Conseil local du patrimoine, que la Ville a constitué en 2016, a lancé des projets prévoyants, y compris une évaluation patrimoniale de tous les lieux de culte de la ville en collaboration avec chaque communauté religieuse.
     
    L’administration municipale est elle-même propriétaire de nombreux lieux historiques importants, et elle est un gardien méticuleux et exemplaire. En outre, la nouvelle construction est conçue de façon à minimiser ses répercussions sur le caractère des lieux ainsi que sur l’environnement. Par exemple, le Centre des loisirs de Westmount – qui comprend deux patinoires de hockey et une piscine extérieure et qui a obtenu la certification LEED en 2014 – est construit presque entièrement sous terre, pour limiter l’impact visuel sur l’historique parc Westmount. Reconnaissant que le patrimoine englobe bien plus que des briques et du mortier, la Ville soutient financièrement diverses traditions culturelles, comme celles du boulingrin, du folklore militaire, du jour de la famille et des activités horticoles.

    Floralies du printemps 2008


    En 2011, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a reconnu l’arrondissement de Westmount comme lieu historique national. Elle a souligné la richesse des styles architecturaux et des tendances d’aménagement paysager caractéristiques de la période de 1890 à 1930, ainsi que les efforts déployés par les citoyens locaux qui, à partir du début du 20e siècle, ont cherché à protéger la diversité et l’intégrité historique de l’environnement bâti.

    Le Conservatoire et les serres


    Le Prix du prince de Galles de 2018 rend hommage à la Ville de Westmount (Québec) pour son engagement soutenu en faveur de la conservation du patrimoine au fil du temps, qui se voit dans la qualité de son environnement, le leadership déterminé qu’elle exerce et la grande mobilisation de ses résidents.

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    Prix

    Assurances Ecclésiastiques

     

    Catégorie A

    Catégorie B

  • Centre d’interprétation Ancient Echoes
  • Diefenbunker, Musée canadien de la Guerre froide

  • Catégorie A : Projets complétés entre 2012 et 2017 qui ont renouvelé ou transformé de façon créative des paysages ou des lieux historiques en vue d’une nouvelle vocation.


    Parc Bowness

    Calgary (AB)

    Photo : Ville de Calgary

    Depuis son ouverture en 1912, le parc Bowness est un des parcs les plus fréquentés de Calgary. Ses quelque 30 hectares s’étendent sur 2 kilomètres de la rive sud de la rivière Bow, dans la collectivité de Bowness.
     
    Presque 100 ans après l’inauguration du parc, la Ville de Calgary a entrepris un projet de réhabilitation de 12,5 millions de dollars. Elle voulait ainsi souligner son centenaire et sa popularité persistante. Le plan de réaménagement était fondé sur un vaste dialogue avec les parties intéressées et la prise en compte des commentaires du public tout au long du processus de planification et de conception. Les citoyens ont insisté sur ce que la riche histoire du parc devait être mise en valeur, tout en créant un parc fonctionnel dont profiteraient tous les groupes d’âge, toute l’année.
     
    Le projet – entrepris par les architectes paysagers du groupe IBI et du cabinet Leonard Novak Landscape Architect – comprenait la transformation d’un ancien stationnement en aire piétonnière centrale dotée de bancs, la construction d’un nouvel immeuble pour une concession et un café inspiré par le salon de thé historique ainsi qu’un aménagement forestier favorisant un boisé sain et durable de peupliers. En outre, le projet centralisait le stationnement pour faciliter les allées et venues et éliminer la circulation dans le parc comme tel, les chaussées existantes étant transformées en allées et sentiers pour piétons. En 2012, le rivage a aussi été restauré, juste à temps pour grandement atténuer les répercussions de l’inondation de 2013.
     
    L’adhésion aux Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada a permis d’aborder la conservation de façon équilibrée. En 2014, le lieu a été déclaré ressource historique municipale. Le projet a inversé la tendance au dépérissement des aménagements du parc Bowness, réhabilité nombre de ses éléments historiques et fait en sorte que le parc réponde aux besoins des Calgariens dans les décennies à venir.

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    Maison Casey

    Toronto (ON)

    Photo : Doublespace Photography

    La maison Casey a été construite en 1875 pour William R. Johnston par l’important cabinet d’architectes local Langley, Langley & Burke. Elle illustre l’opulence et la splendeur de la rue Jarvis à la fin du 19e siècle et au début du 20e. À l’intérieur, des détails saisissants sont remarquablement préservés, tels que foyers, plâtres de plafond élaborés, fenêtres à carreaux sertis de plomb et sols en carrelage ciré.
     
    En 1988, la maison Casey a été le premier centre de traitement autonome pour personnes atteintes du VIH/sida et le premier hospice autonome en Ontario. Elle est aujourd’hui un établissement de soins d’avant-garde pour le VIH/sida.
     
    Le cabinet ERA Architects Inc. a préparé un plan directeur pour la propriété, et supervisé la réhabilitation de l’ensemble du tissu patrimonial extérieur et intérieur. Le projet de réaménagement intégrait l’immeuble historique et une nouvelle annexe de quatre étages conçue par le cabinet d’architectes Hariri Pontarini. L’annexe respecte l’immeuble historique, en préservant ses qualités et en structurant l’expérience de ses utilisateurs. La stratégie de conservation consistait à conserver et protéger le tissu patrimonial, et à remplacer les éléments détériorés quand il le fallait.
     
    À l’intérieur, les plâtres ont été réparés et repeints, la palette de couleurs a été raffinée, les foyers ont été préservés et le plancher en mosaïque du vestibule a été réparé. L’extérieur a fait l’objet de vastes travaux : la peinture a été enlevée de la maçonnerie, le briquetage a été rejointoyé, les bandeaux en pierre ont été remplacés, et de nouvelles jardinières ont été fabriquées et installées, ainsi que de nouveaux ornements en cuivre recouvert de plomb, sur le toit.

    Photo : Doublespace Photography


    Tout au long du projet, les architectes ont cherché à manifester des thèmes rassembleurs du mouvement du sida, en développant le concept architectural à partir de l’intérieur. Le réaménagement de la maison Casey aura été foncièrement une initiative inspirée et entraînée par la communauté, et les parties intéressées ont reconnu l’importance de ses généreuses contributions.

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    cSPACE King Edward

    Calgary (AB)
     

    L’ancienne école King Edward a été construite en 1912, et le conseil scolaire de Calgary l’a fermée en 2001. Elle restera vacante et à l’abandon pendant plus d’une décennie, jusqu’à ce que le groupe cSPACE l’achète en 2012. cSPACE entreprend des projets qui fournissent les conditions permettant d’assurer la vitalité, la viabilité et la capacité d’innover de communautés d’entrepreneurs créatifs, tout en apportant de la valeur aux Calgariens.
     
    Avec l’appui de la Fondation Calgary, de la Calgary Arts Development Authority et du cabinet d’architectes Nyhoff, cSPACE a mené à bien son projet phare en 2017, transformant l’immeuble inoccupé en centre communautaire LEED Or pour le secteur de la culture et de la création. La réhabilitation de l’historique école en grès a été complétée par la construction d’une annexe contemporaine rétablissant la symétrie architecturale du plan d’origine, ajoutant un théâtre et un lieu de rencontre à l’ensemble. Dans le cadre des travaux extérieurs, la maçonnerie et les fenêtres historiques ont été préservées, les coupoles ont été remises en état et le toit a été refait à neuf.
     
    Le projet prévoyait des nouveautés pour satisfaire aux besoins de la nouvelle vocation de l’immeuble : un ascenseur, une entrée de service et un escalier à l’accessibilité et à la fonctionnalité rehaussées. À l’avenir, des festivals et des installations d’art public pourront être organisés à l’aise dans un nouvel ensemble comprenant un parc public, une aire de jeu pour enfants et une cour extérieure, dont l’aménagement intègre des matériaux récupérés de l’école et des références historiques.

    cSPACE King Edward est aujourd’hui un atout dynamique et unique en son genre pour le tourisme culturel. Il est accessible au public et il sert de vitrine pour une grande variété d’organismes sans but lucratif, d’établissements postsecondaires, d’entrepreneurs culturels et d’artistes qui offrent des programmes innovants et des expériences culturelles pour le bonheur des Calgariens.

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    360 Rue Saint-Jacques

    Montréal (QC)
     

    Situé au cœur du Vieux-Montréal, le 360, rue Saint-Jacques était à l’origine, en 1928, le siège de la Banque Royale du Canada. Aujourd’hui, grâce à l’initiative de l’entreprise Gestion Georges Coulombe Inc., le majestueux édifice abrite le Crew Collective & Café.
     
    La Banque Royale a déménagé son siège social dans les années 1960, mais elle a conservé une succursale dans l’immeuble jusqu’en 2012. C’est alors que Georges Coulombe s’est porté acquéreur de l’édifice. Avec l’aide des spécialistes de la conservation du patrimoine, il a commencé à restaurer soigneusement l’extérieur en pierre calcaire et à rénover les espaces intérieurs.
     
    Le hall bancaire monumental est resté vacant tandis que le propriétaire cherchait une nouvelle vocation qui ferait honneur à son caractère et protégerait ses détails architecturaux extrêmement riches. Il y a un sol de 12 000 pieds carrés en travertin incorporant une mosaïque en marbre couronnée par les armoiries en bronze de la Banque Royale. Il y a des murs de pierre calcaire et de grès passant du rouge au gris chamois, révélant les armoiries des neuf provinces du pays (à l’époque), de Terre-Neuve et des villes de Halifax et Montréal. Il y a le plafond à caissons décoré de bois, de plâtre et de dorures par le maître italien Angelo Magnanti.
     
    En 2016, le concept de l’établissement innovateur Crew Collective & Café a été élaboré en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes du projet. L’architecte Henri Cleinge a travaillé avec le propriétaire pour créer un café et lieu de travail collectif répondant aux plus hautes normes en matière de conservation et respectant les principes de l’intervention dans un contexte patrimonial : compatibilité; réversibilité; intervention minimale.

    Séparé de l’aire de travail collectif par un mur de verre visuellement subtil mais acoustiquement efficace, le café public se trouve au centre du hall bancaire, où aboutit un monumental escalier de marbre. Des locaux de travail privés sont brillamment meublés de coffres d’acier plaqués de laiton, un revêtement discret qui s’agence bien avec les autres matériaux. La cuisine est discrètement intégrée derrière le long comptoir de marbre d’origine. Les clients peuvent observer le travail effréné de préparation des repas commandés.
     
    Grâce aux compétences spécialisées de nombreux artisans, dont le plâtrier Daniel-Jean Primeau, divers éléments du décor ont été soigneusement restaurés – luminaires, rambardes de cuivre, ornements en plâtre et caissons de plafond finement ouvrés. Après de nombreux mois de conception et cinq mois de travaux, le hall bancaire était remis en état et révélé au public. Il témoigne de la remarquable collaboration entre propriétaire, architectes et entrepreneurs qui a permis de conserver un magnifique intérieur patrimonial accessible au public.

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    Maison mère des Soeurs grises

    Montréal (QC)

    Salle de lecture

    L’ancienne maison mère des Sœurs de la charité de Montréal (qu’on appelle aussi Sœurs grises) a été un immeuble important de la ville pendant plus de 150 ans. L’Université Concordia l’a respectueusement réhabilitée pour la mettre au service de ses étudiants. Un des éléments clés du projet est la transformation de la chapelle historique en salle de lecture pour les étudiants.
     
    En septembre 2014, l’Université a entamé l’aménagement de la salle de lecture avec pour vision de faire en sorte que leurs étudiants de diverses religions puissent mieux comprendre le passé liturgique de l’endroit et, par extension, la place occupée par les communautés religieuses dans l’histoire collective de Montréal.
     
    Dans les travaux, entrepris par Lapointe Magne et associés, un grand soin a été porté afin de respecter la vocation et le caractère de la chapelle. Les interventions ont été minimales, pour protéger l’esprit du lieu : un lieu où les visiteurs peuvent étudier, apprendre et méditer dans un environnement calme et contemplatif.
     
    La palette de couleurs neutres du nouvel aménagement met en valeur l’intérieur d’inspiration néo-romane, la hauteur du dôme et la délicatesse du somptueux treillis au-dessus de la nef. La disposition des lampes de lecture, qui représente la plus grande partie du mobilier, conserve la géométrie du plan en croix latine.

    Pour créer de petits salons de lecture dans l’ancienne sacristie et dans une chapelle secondaire, les architectes ont choisi des fauteuils de couleurs et de formes variées. Dans le chœur, les grands fauteuils rouges se distinguent un peu de l’ensemble. Ils rappellent les robes ecclésiastiques.
     
    Tout comme le projet global, l’aménagement de la salle de lecture a respecté les Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada. Toutes les décisions de conception étaient fondées sur une profonde compréhension et appréciation du caractère du lieu. Ce respect a aussi caractérisé les rapports étroits qui se sont établis entre l’Université Concordia et les Sœurs grises. Les religieuses ont été les premières à visiter la salle de lecture, et elles ont apprécié le grand soin qui a été accordé à leur ancienne chapelle.

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    Le Grand Theatre

    Indian Head (SK)
     

    Le Grand Theatre est une salle de spectacle polyvalente, appartenant à une entreprise communautaire animée par des bénévoles. Il est aussi un leu de rencontre pour les membres de tout âge de la communauté d’Indian Head. Lorsqu’il a été construit, en 1904, il était la seule salle d’opéra entre Winnipeg et Vancouver. L’immeuble historique est devenu un cinéma dans les années 1930. Il est mis en vente en 2012. Les résidents de la petite localité d’Indian Head se mobilisent alors pour éviter de perdre leur précieux cinéma historique. Ils forment un groupe de bénévoles pour le sauver.
     
    Ce groupe s’appelle aujourd’hui Indian Head Theatre & Community Arts Inc (IHTCA). Il a mené une campagne de financement qui a recueilli 100 000 $ en souscriptions, puis négocié un prix d’achat avec les propriétaires. En février 2014, IHTCA était propriétaire et exploitant du Grand Theatre.
     
    À l’arrivée du printemps, la fonte des neiges a révélé des faiblesses évidentes dans le toit, causant des infiltrations d’eau qui risquait d’endommager le coûteux nouveau matériel de projection de films. Les solides liens entre IHTCA et la communauté se sont avérés précieux : l’entreprise locale Roof Management Inspection Services (RMIS) a annoncé que le Grand Theatre était choisi comme sa cause de choix dans son initiative de bienfaisance
     
    De 2015 à 2017, RMIS a fourni toute l’aide technique voulue pour la conception des réparations au toit, et a effectué une partie des travaux. RMIS a conçu de nouvelles fermes de toit qui préserveraient le profil extérieur historique et conserveraient la structure originale du toit en métal. IHTCA a demandé des subventions à la Fondation du patrimoine de la Saskatchewan, en soumettant les rapports techniques, dessins et estimations des coûts établis par RMIS. L’organisme a reçu presque 100 000 $ en subventions de contrepartie. Le toit de 6000 pieds carrés a été complètement remis à neuf en respectant à la fois les codes modernes et les normes patrimoniales. L’aide de RMIS et de la Fondation, ainsi que les innombrables heures de bénévolat, ont été des facteurs clés du succès du projet du toit. L’immeuble historique est maintenant sauvé sans avoir eu à s’endetter davantage.

    Le toit étant désormais solide, le Grand Theatre est devenu un lieu communautaire fréquenté et apprécié. Y ont établi domicile un groupe local de théâtre amateur et les clubs de théâtre des écoles du primaire et du secondaire. Il est aussi une attraction touristique régionale et un moteur de l’économie. Et les liens restent étroits avec la communauté : un architecte local prépare bénévolement un plan conceptuel pour des rénovations intérieures, à partir d’un modèle numérique 3D réalisé l’an dernier. Le plan servira dans la présentation de projets à la communauté et à des organismes subventionnaires.
     
    Le plus grand succès du projet a été de galvaniser le profond attachement de la communauté au Grand Theatre – là où de nombreux couples ont fait leur première sortie et échangé leurs premiers baisers – et de le concrétiser dans l’action pour sauver et revitaliser l’immeuble.

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    Bibliothèque de Kentville

    Kentville (NS)
     

    Le sanctuaire de l’ancienne église unie St. Paul et St. Stephen, sur la rue Main à Kentville (Nouvelle-Écosse), a été revitalisé et est devenu la Bibliothèque de Kentville. Le projet de rénovation, réalisé entre novembre 2016 et novembre 2017, a été une collaboration entre des bénévoles, le personnel de la Bibliothèque, la municipalité de Kentville, le groupe Friends of the Kentville Library Society, la Bibliothèque régionale de la vallée de l’Annapolis, le groupe immobilier Parsons Investments et le cabinet d’architectes houdinidesign. La grande ouverture a signalé l’aboutissement d’une année de planification et de travaux de rénovation.  
    Elle a permis non seulement de faire bon usage d’un immeuble qui était inoccupé, mais aussi de fournir au personnel de la bibliothèque des locaux vivants, élégants et modernisés où travailler, qui favorise la communauté et la créativité dans un lieu sûr et accueillant.
     
    Des activités de financement ont commencé au printemps 2016 pour la rénovation de l’ancienne église, et le projet a reçu un coup de pouce bien nécessaire lorsque les Friends of the Kentville Library ont gagné le concours CE LIEU IMPORTE 2016 de la Fiducie nationale. Cette victoire a rapporté 100 000 $. Les plans de la nouvelle bibliothèque prenaient en compte les avis de nombreux intervenants, de façon à ce que tous les utilisateurs potentiels y trouvent leur compte. L’ancien jubé a été transformé en local communautaire vitré pouvant convenir à diverses activités. Les membres de la communauté peuvent le réserver pour des réunions et utiliser son équipement audiovisuel. Une aire des enfants a été conçue de façon à ce que les enfants s’y sentent en sécurité, pour accueillir la diversité et pour promouvoir la lecture et le jeu chez les enfants quelles que soient leurs habiletés. Une aire des adolescents comprenant du matériel technologique et des sièges confortables a été prévue. Le projet comprenait aussi l’ajout de postes d’ordinateur pour accroître l’accès à l’information.
     
    La rénovation de l’immeuble patrimonial n’a pas manqué de poser des difficultés à surmonter, par exemple pour rendre les lieux plus accessibles. Les détails architecturaux du sanctuaire, y compris les boiseries et panneaux de sapin foncé, les planchers de bois franc, les vitraux et le délicat éclairage, ont été entièrement préservés. Ils participent au charme de l’immeuble et ils rendent hommage à son ancienne vocation comme église.

    C’est la juxtaposition de ces détails architecturaux et du mobilier moderne ainsi que d’éléments hauts en couleur tels que tapis et coussins, des iPad et des chaises en plastique moulé qui a attiré de nouveaux visiteurs à la bibliothèque et au centre-ville de Kentville. On vient à la bibliothèque depuis les localités voisines pour savourer le caractère chaleureux, la beauté et l’originalité des locaux. Les usagers de la bibliothèque et les paroissiens qui fréquentaient l’église s’entendent pour dire que la rénovation s’est manifestement faite en fonction de trois priorités : beauté, fonctionnalité et respect.

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    Le nouveau immeuble Petrie

    Guelph (ON)

    Avant (gauche) et après (droite) (photo après : avec la permission de Hans Zegerius)

    La magnifique façade métallique de l’immeuble Petrie, unique en son genre, embellit le centre-ville de Guelph depuis 1882. Il n’y a au Canada, lui compris, que trois immeubles d’avant 1890 avec des façades intégralement recouvertes de métal. Il est le seul exemple complet d’immeuble orné de plaques de zinc embouties à la machine. Pendant presque 100 ans, sa façade métallique a souffert de négligence grave, de même que les étages supérieurs de l’édifice. En 2014, la Fiducie nationale a inscrit l’immeuble à son Palmarès des 10 sites les plus menacés.
     
    Après que l’entreprise Tyrcathlen Partners Ltd. a acheté l’immeuble emblématique en 2015, de nombreuses tentatives ont été faites pour en arriver à un plan réaliste de revitalisation. La limitation de ses dimensions et les exigences modernes de sécurité incendie et d’évacuation posaient problème. La solution de Tyrcathlen a été de fusionner l’immeuble avec son voisin au nord, une structure des années 1840 en pierre calcaire que l’entreprise avait achetée en mars 2015. Au cours des trois dernières années, les deux ont été parfaitement intégrés en un seul immeuble comprenant des issues à l’avant et à l’arrière, des installations modernes de sécurité incendie, de nouvelles installations mécaniques, électriques et d’adduction ainsi qu’un ascenseur. Ainsi, 95 % de l’immeuble était pleinement accessible.
     
    La conservation de la façade originale de 1882 en tôle galvanisée et en zinc embouti présentait un grand défi, du fait qu’elle n’avait bénéficié d’aucun entretien depuis au moins 60 ans. Des étudiants de l’école Willowbank ont travaillé avec des ouvriers locaux et l’entreprise Empire Restoration (aujourd’hui appelée Ultimate Construction) pour faire le nécessaire. Ils ont reçu des conseils des consultants en matière de patrimoine du cabinet d’architectes Allan Killin. La firme Tacoma Engineers a assuré les services d’ingénierie structurale.

    En 2017, Tyrcathlen et l’Architectural Conservancy of Ontario ont formé une coentreprise innovante et lancé une campagne de sociofinancement sur le thème « Top off the Petrie » dans le cade du concours CE LIEU IMPORTE de la Fiducie nationale. Le partenariat a vu son projet gagner la catégorie des petits projets dans la région du Centre.
     
    Aujourd’hui, les risques assumés par Tyrcathlen et les efforts déployés pour mobiliser un éventail de partenaires ont porté fruit. L’immeuble sert sept jours par semaine, du petit matin jusqu’en soirée. Il fait le bonheur des photographes locaux, le jour comme la nuit. Il abrite une petite brasserie artisanale, une agence de publicité, une boutique de mariage occupant deux étages, une société de logiciels, un restaurant méditerranéen et un bureau commercial.

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    Initiative de renouveau de logements pour personnes seules

    Vancouver (BC)
     

    Le projet de renouveau de logements pour personnes seules de l’organisme BC Housing a été le plus grand partenariat public-privé (PPP) d’Amérique du Nord dans le domaine du logement social. Il portait sur la rénovation et la remise en état de 13 immeubles dans le quartier Eastside du centre-ville de Vancouver.
     
    Mené à bien en février 2017, il visait par-dessus tout à fournir un logement sûr, fonctionnel et habitable aux résidents du quartier en rénovant les immeubles, améliorant toutes les installations majeures des immeubles tout en prenant soin de préserver les éléments patrimoniaux.
     
    Les 13 immeubles dataient tous du début du 20e siècle. Ils participaient largement à définir le caractère du centre-ville de Vancouver. Au fil des ans, leur état s’était gravement détérioré faute d’entretien, de renouvellement des installations et de réparations. Les travaux de réhabilitation ont été vastes : rénovations à l’intérieur; reconfiguration des locaux; remise en état de l’extérieur; élimination de matériaux dangereux; améliorations structurales et anti-sismiques, mise à niveau des installations techniques majeures.
     
    Le projet a préservé les éléments patrimoniaux de chaque immeuble, ce qui a rehaussé le caractère historique du quartier Eastside et participé à son renouveau. La forme, la masse et l’échelle ont été conservés, et les éléments patrimoniaux d’origine des bâtiments qui avaient survécu jusque-là ont été réparés et restaurés.
     
    Le tout a exigé une collaboration entre de nombreux partenaires, y compris l’administration de BC Housing (propriétaire des immeubles), diverses sociétés de logement sans but lucratif (gérant des immeubles pour le compte de BC Housing), l’équipe technique de BC Housing (qui a préparé les spécifications de rendement), les conseillers financiers de Forum Equity Partners, le coordonnateur du projet et l’équipe de conception qui comprenait les entreprises McGinn Engineering & Preservation, Merrick Architecture, Morrison Hershfield, Ameresco Canada et DSG Consulting.
     
    La Ville de Vancouver et des organismes sans but lucratif ont été amplement consultés dans la phase de la conception afin que le résultat soit des immeubles sûrs, fonctionnels et exploitables, tout en préservant le patrimoine. Le projet devait non seulement améliorer la qualité des logements pour une population considérée comme étant la plus difficile à loger, mais aussi d’améliorer sensiblement les immobilisations, l’infrastructure, la durabilité et la facilité d’entretien des immeubles.

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    WE Global Learning Centre (GLC)

    Toronto (ON)
     

    Le projet du WE Global Learning Centre (GLC) consistait à réhabiliter un immeuble centenaire pour en faire un centre d’apprentissage d’avant-garde pour les jeunes. Le GLC est un accélérateur d’innovation sociale qui aide à façonner la prochaine génération de leaders grâce à des programmes qui encouragent les études, qui préparent à des études postsecondaires ou au marché du travail et qui favorisent l’engagement citoyen sur le long terme.
     
    L’immeuble de couleur turquoise, ancien magasin de meubles « Marty Millionaire », était inoccupé, laissant un vide sur la rue Queen Est. Il s’agissait de retrouver la beauté naturelle et le caractère d’origine du bâtiment en révélant sa structure d’une façon qui combine harmonieusement les styles moderne et historique.
     
    Tout au long de la restauration de l’enveloppe de l’immeuble, de grandes précautions ont été prises en rétablissant le fini de brique et les dimensions des fenêtres comme à l’origine. Plusieurs fenêtres avaient été recouvertes. Elles ont été dégagées pour restituer le caractère de l’immeuble. En même temps, l’éclairage naturel a été maximisé à l’intérieur, créant un milieu de travail lumineux et agréable. La brique extérieure a été décapée. De multiples couches de peinture s’y étaient accumulées. Les briques ont ensuite été teintées pour reproduire l’allure caractéristique du Toronto des années 1900.

    Les activités communautaires du GLC et le fait que le projet ait réhabilité un immeuble vacant ont profité au paysage urbain, y amenant de l’animation et de l’énergie. De nombreux intervenants ont participé à la restauration de l’immeuble : TriAxis Construction Limited; Kohn Partnership Architects Inc.; l’architecte du patrimoine Philip Goldsmith; l’entreprise Roof Tile Management; et J.R. Jones Engineering Limited.

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    Catégorie B : Propriétaires et organisations qui utilisent des paysages ou des lieux historiques d’une façon qui témoigne de leur extraordinaire résilience et de leur importance, et qui profitera à une collectivité pendant une période prolongée, connaissant à ce titre un succès manifeste depuis 10 ans ou plus.


    Centre d’interprétation Ancient Echoes

    Herschel (SK)
     

    Depuis 1994, le centre d’interprétation Ancient Echoes s’emploie à préserver le riche patrimoine du paysage culturel entourant la localité de Herschel (Saskatchewan). L’établissement communautaire interprète, conserve, protège et fait connaître l’histoire, les peuples et les trésors du territoire formant ce qu’on appelle Eagle Creek Valley et Coal Mine Ravine.
     
    C’est à l’automne 1994 que le centre est né, après la fermeture de l’école primaire locale. Le Village de Herschel la rachète de la commission scolaire pour 1 $. Par la suite, des bénévoles ont donné des heures sans compter pour protéger et interpréter le patrimoine paléontologique, autochtone et écologique de la région. Des programmes sont offerts pour des groupes scolaires, pour les Premières Nations et pour les touristes. Il y a aussi des événements spéciaux comme des cercles de prière et des pièces de théâtre montées par des acteurs locaux. Des visiteurs viennent de partout au pays et des États-Unis. Le centre d’interprétation est une initiative résolument communautaire. Il favorise des relations durables entre l’administration municipale, les résidents, les propriétaires de terrains et les Premières Nations. L’effectif de bénévoles comprend les membres du conseil d’administration, un taxidermiste, un concierge, du personnel d’entretien, des guides, des collecteurs de fonds et des chercheurs.

    Le centre s’intéresse à trois domaines : l’ère préhistorique; l’histoire autochtone; et l’écologie de la région. La région comprend des sites autochtones historiques où il se trouve des pétroglyphes et qui ont été désignés comme sites du patrimoine municipal. Le centre engage des étudiants l’été pour aider à mener à bien ses programmes écologiques et culturels. La population de Herschel et des municipalités environnantes ont démontré leur résilience et leur esprit d’innovation, avec ce magnifique centre d’interprétation.

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    Diefenbunker, Musée canadien de la Guerre froide

    Carp (ON)
     

    Photo : avec la permission du musée Diefenbunker

    Le musée Diefenbunker est un établissement privé sans but lucratif géré par un organisme de bienfaisance. Son bunker datant de la Guerre froide est un lieu historique national du Canada. Le complexe a été construit pour mettre à l’abri des représentants clés du gouvernement et des forces armées du Canada en cas d’attaque nucléaire. Il était la Station des Forces canadiennes Carp jusqu’à ce qu’il soit déclassé en 1994. Il ouvrira ses portes comme musée géré par des bénévoles en 1998.
     
    L’organisme qui en est propriétaire et exploitant est un exemple édifiant de petite organisation qui a réussi à produire des résultats remarquables dans un lieu historique posant bien des défis. Le Diefenbunker est le seul bunker souterrain de la Guerre froide en Amérique du Nord qui soit ouvert au public. On y offre une programmation innovatrice qui a repoussé les limites des possibilités qu’offre un lieu historique. Pour ce faire, l’organisme a formé des partenariats avec des entreprises commerciales, il a réalisé des productions artistiques évocatrices et il a mis au point des programmes éducatifs immersifs et des programmes d’interprétation captivants.
     
    Attirant aujourd’hui plus de 88 000 visiteurs par année, le Diefenbunker a sans cesse resserré ses liens avec la collectivité locale, dont les bénévoles participent à son travail et dont les entreprises profitent de la visibilité et de l’achalandage du lieu. Le Diefenbunker est un lieu polyvalent qui présente des événements spéciaux, des visites guidées et des programmes éducatifs primés. Dans toutes les activités, l’historique du site est intégré à des thèmes modernes, ce qui continue d’attirer des publics variés.

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    Prix des Gouverneurs

     

    Individuels

    Organisations


    Individuels


    Docteur Robert Shipley

    Waterloo (ON)

    Au cours de ses plus de 30 années de travail, M. Robert Shipley est devenu un éducateur, un chercheur et un chef de file reconnu dans le domaine de la planification de la conservation du patrimoine. En tant qu’ancien directeur du Centre des ressources patrimoniales de l’Université de Waterloo, M. Shipley a supervisé d’innombrables initiatives patrimoniales qui ont permis de constituer un ensemble inestimable de données et de recherches influentes – y compris des recherches sur la valeur des propriétés et la conservation du patrimoine qui étaient révolutionnaires et qui remettaient en question la perception selon laquelle l’état patrimonial a des répercussions négatives sur la valeur des propriétés. En tant qu’éducateur, M. Shipley a inspiré l’enthousiasme de ses étudiants et a influencé une nouvelle génération de professionnels du patrimoine. Par son travail, M. Shipley a touché aux domaines de la culture, du patrimoine, du tourisme et des avantages économiques du développement du patrimoine. Il a contribué à faire de la conservation du patrimoine un élément essentiel de la planification urbaine et régionale progressive.

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    Joan Pearce

    Saint John (NB)

    Joan est une enseignante d’école à la retraite, une militante politique, une naturaliste, une défenseure du patrimoine, une généalogiste et une bénévole qui œuvre au sein de la communauté patrimoniale du Nouveau-Brunswick depuis plus de 40 ans. Joan a été l’un des membres fondateurs et la première présidente du Saint John Heritage Trust. Sa participation et son leadership ont permis d’exposer des milliers de résidents et de chefs d’entreprises de Saint John aux avantages de la préservation du patrimoine bâti au début des années 1970 et de les éduquer à ce sujet.
     
    En 1980, Joan a été nommée au premier Comité de révision sur la conservation de Saint John et depuis ce temps, elle a servi comme membre de plusieurs associations communautaires vouées à la protection et de la conservation du patrimoine, y compris l’Association Musées & Patrimoine Bâti Nouveau-Brunswick, maintenant appelée l’Association Patrimoine Nouveau-Brunswick.

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    Organisations


    Comité de la conservation du patrimoine de Moncton

    Moncton (NB)

    Lorsque le Conseil d’éducation de district (CED) a demandé un plan directeur complet pour des améliorations, des rénovations ou des remplacements majeurs à l’école secondaire de Moncton, en septembre 2007, le Comité de la conservation du patrimoine de Moncton (anciennement le Comité de sauvegarde du patrimoine de Moncton) a sensibilisé les gens à l’importance de l’édifice et à la nécessité d’une consultation publique, et a maintenu que l’édifice pouvait être sauvé et transformé.

    L’auditorium


    Grâce à la ténacité du Comité, l’ancienne école secondaire sera rénovée et réaménagée pour abriter des organismes artistiques et culturels sans but lucratif ainsi que certaines entreprises en vertu d’une entente de principe avec la province. Le projet devrait générer des emplois à court terme dans le secteur de la construction et, une fois terminé, stimuler la croissance des industries du tourisme et des arts.
     
    À propos de l’école secondaire de Moncton
    L’école secondaire de Moncton (MHS), connue sous le nom de « château » est considérée comme l’un des plus importants monuments architecturaux du centre-ville de Moncton et comme un symbole de permanence dans la ville. La pierre angulaire de cette imposante structure en grès de trois étages a été posée en 1934, et ses baies arquées et ses portes d’entrée en bois massives ont vu des milliers d’étudiants venir et repartir au fil des ans.

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    Parc du patrimoine Metepenagiag et la Division des services archéologiques du ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture

    Moncton (NB)

    À l’été 2017, le parc historique de Metepenagiag et la Direction des services archéologiques du ministère du Tourisme, du Patrimoine et de la Culture du Nouveau-Brunswick ont travaillé ensemble pour rapatrier plus de 60 000 artefacts dans la collectivité. Autrefois conservés par la province, les artefacts constituent un lien direct avec l’histoire de la communauté et le riche patrimoine culturel des Micmacs. Ces artefacts, qui comprennent divers outils et des perles de cuivre, datent de 3 000 ans. Ils ont été découverts dans les années 1970 sur les rives près de la communauté de Red Bank par l’historien local Joe Mike Augustine.
     
    À propos du parc historique de Metepenagiag
    Le parc historique de Metepenagiag est une installation ultramoderne située au cœur de Red Bank, au Nouveau-Brunswick, qui raconte l’histoire des Micmacs de Metepenagiag. Le parc abrite les lieux historiques du Canada du tumulus Augustine et de Oxbow, deux des sites archéologiques du patrimoine autochtone les plus importants de l’est du Canada. Le parc est une installation de tourisme culturel de calibre mondial où les visiteurs peuvent se renseigner sur l’ancienne culture micmaque qui existe depuis plus de 3 000 ans à sa source vivante, y compris sur les découvertes archéologiques et la poterie historique en céramique micmaques.

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    Gabarus Lightkeepers Society

    Gabarus (NS)

    En 2015, le phare historique de Gabarus au Cap-Breton, un point d’intérêt local bien-aimé, risquait vraiment de tomber dans l’océan. L’érosion rapide du rivage signifiait que moins de 10 pieds séparaient la structure d’une falaise de 30 pieds. Déjà précaire, le phare a été retiré du bord en novembre 2015, après que la Gabarus Lighthouse Keepers Society – un groupe de bénévoles dévoués – ait amassé 50 000 $ pour le concours de financement collectif CE PHARE IMPORTE de la Fiducie nationale du Canada. Aujourd’hui, les visiteurs peuvent pique-niquer et marcher sur le terrain, admirer le phare et les magnifiques paysages côtiers.

     

    À propos du phare Gabarus
    Construit en 1890, le phare Gabarus est un point central de sa petite collectivité éloignée située sur la côte sud-est du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse.

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    Stone Church Restoration Society

    Victoria Mines (NS)

    La Stone Church Restoration Society, fondée en 2014, est une société sans but lucratif dont l’objectif est « d’acquérir l’ancienne église de pierre St. Alphonsus au Canada et de la restaurer à son apparence d’antan ».
     
    L’église a été fermée en 2007 et menacée de démolition en 2014, mais le diocèse d’Antigonish a accepté d’examiner une proposition de dernière minute de la Stone Church Restoration Society pour l’achat de l’église, d’une valeur de 43 000 $, et commencer les travaux de stabilisation de l’édifice. En septembre 2015, le diocèse a accepté l’offre de la société d’acheter l’église pour 40 000 $. Vers la fin de l’année dernière, le toit de l’église a été rénové par les troupes canadiennes au Cap-Breton pour des exercices d’entraînement. La société est actuellement en train de recueillir des fonds pour la restaurer en tant que chapelle de mariage et attraction touristique.

    À propos de l’Église St. Alphonsus
    Décrite comme l’une des églises les plus pittoresques du Cap-Breton, l’église catholique romaine St. Alphonsus est située en haut d’une colline gazonnée donnant sur l’entrée du port de Sydney. Depuis sa construction en 1916, ses clochers jumeaux ont servi de point de repère tant sur terre que sur mer. Également connue sous le nom de l’« église de pierre », elle a été érigée pour remplacer un ancien bâtiment perdu au feu et continue de veiller sur le cimetière où sont enterrés les membres de la paroisse, formée en 1853.

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    Nottawasaga Lighthouse Preservation Society

    Collingwood (ON)
     

    Officiellement constituée en société en 2015, la Société pour la préservation du phare de Nottawasaga est une société sans but lucratif dirigée par des bénévoles qui se consacre à la restauration, à la préservation et à la protection du phare historique de Nottawasaga.
     
    À l’automne 2016, la Société a entrepris un projet extraordinaire visant à freiner la dégradation de cette importante tour impériale jusqu’à ce qu’on puisse recueillir des fonds substantiels pour sa restauration. Le ministère fédéral des Pêches et des Océans a accordé la permission d’envelopper l’extérieur de la structure dans un matériau résistant aux intempéries qui déverserait de la pluie, de la neige et d’autres moisissures, empêchant ainsi la pénétration de l’eau à l’intérieur. La Société a mobilisé des bénévoles et attiré l’appui d’entrepreneurs locaux pour réaliser cet exploit incroyable.
     
    À propos du phare de Nottawasaga
    Construit en 1858, le phare de Nottawasaga est l’une des six tours impériales construites pour éclairer les rives du lac Huron et de la baie Georgienne. Le feu de calcaire blanchi à la chaux s’élève à 95 pieds au dessus du rivage et guide les navires vers la sécurité dans le port de Collingwood. Le phare a joué un rôle important dans l’établissement de routes de navigation sécuritaires le long des eaux côtières du lac Huron après l’ouverture de la péninsule Bruce.

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    Centre culturel Woodland

    Brantford (ON)

    Le Centre culturel Woodland a été créé en octobre 1972 sous la direction de l’Association des Iroquois et des Indiens alliés lors de la fermeture du pensionnat Mohawk Institute. À l’origine, le Centre se concentrait sur la collecte de recherches et d’artefacts pour développer sa bibliothèque et ses collections muséales.
     
    En 2013, d’importantes fuites de la toiture ont causé des dommages importants et coûteux à l’immeuble. La campagne de financement « Save the Evidence » a été lancée en réponse, et elle recueille maintenant les fonds nécessaires pour les réparations et les rénovations en cours afin de s’assurer que les preuves matérielles de l’histoire sombre des pensionnats au Canada ne soient jamais oubliées.
     
    À propos de l’Institut Mohawk/Centre culturel Woodland
    Le pensionnat indien de l’Institut Mohawk est l’un des rares pensionnats qui existent encore au Canada et il est un rappel matériel de l’héritage d’assimilation imposé aux enfants des Premières Nations au Canada. Chaque année, plus de 15 000 personnes visitent l’Institut Mohawk, qui fait partie du Centre culturel Woodland. Les visiteurs viennent non seulement pour voir ce qui était autrefois le plus ancien pensionnat du Canada, mais aussi pour découvrir les récits de l’édifice.

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    Glenaladale Heritage Trust

    Glenaladale (PE)

    Lorsque le domaine historique de Glenaladale a été mis en vente, les bénévoles du Glenaladale Heritage Trust étaient déterminés à prévenir sa perte en raison d’un aménagement inapproprié. Ils ont élaboré un plan ambitieux pour transformer la maison et l’école d’origine en un espace artistique et culturel dynamique qui accueille les visiteurs de tous âges et pour utiliser les vastes superficies du domaine pour des jardins biologiques et de l’agriculture traditionnelle. Ils ont par la suite gagné 15 000 $ lors du concours CE LIEU IMPORTE 2017 de la Fiducie nationale, et en 2018, ils ont obtenu des subventions fédérales et des garanties d’emprunt provinciales substantielles qui leur ont permis de devenir propriétaires. L’avenir de Glenaladale est prometteur!
     
    À propos du domaine historique de Glenaladale
    Glenaladale est fondée en 1772 par le capitaine John MacDonald, le 8e Laird de Glenaladale et le 7e Laird de Glenfinnan. Le capitaine John est désigné comme une personne d’importance historique, tout comme son petit-fils, le magnat du tabac et philanthrope éducatif sir William Christopher MacDonald. La propriété se compose d’une maison de briques de trois étages de 1883, de bâtiments extérieurs et de 529 acres avec une ligne littorale de 2 000 pieds sur la baie de Tracadie.

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    Groupe patrimonial des Premières nations du Yukon

     

    Plus tôt cette année, le Yukon First Nations Heritage Group a publié l’ouvrage 2018 Guide to Heritage Stewardship for Yukon First Nation Governments. Élaboré de 2014 à 2018, le guide d’intendance comprend les commentaires, la participation et la vérification des représentants du Yukon First Nations Heritage Group, y compris la Première Nation de Carcross/Tagish, les Premières Nations de Champagne et de Aishihik, la Première Nation de Na Cho Nyäk Dun, la Première Nation de Kluane, la Première Nation de Little Salmon/Carmacks, la Première Nation de Selkirk, le Conseil des Ta’an Kwäch’än, le Conseil des Tlingits de Teslin, les Tr’ondëk Hwëch’in et le gouvernement des Gwitchin Vuntut.
     
    Il a été reconnu que le partage des histoires, de l’information et de l’expertise recueillies au fil des ans enrichirait ce domaine unique et intégral. Le guide d’intendance se veut un document évolutif auquel modifications et ajouts peuvent être apportés au fur et à mesure que le champ d’intendance du patrimoine des Premières nations se développe.

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